Les 10 morales que les classiques Disney nous enseignent !

Depuis plusieurs années, les médias adorent s’en prendre aux classiques Disney. C’est facile, et ça plaît aux sceptiques ainsi qu’aux passionnés qui ont du second degré. On trouve des articles du style “les messages glauques derrière les Disney », ou encore “Est-ce que Disney est anti-féministe ?”, à coups d’arguments vu et revus comme « un garçon ne doit pas embrasser une fille dans son sommeil ». Mais on oublie bien vite que derrière des clichés un peu vieillots, parfois sexistes ou racistes (Madeleine en parle dans son dernier article sur les classiques Disney et nos enfants), il y a également de belles morales à enseigner aux petits (et aux grands). Et je pense que c’est cette dose de good vibes dont on a tous besoin en ce moment.

Mettons déjà de côté le message le plus évident, et présent dans quasiment tous les Disney : le bien triomphe du mal ! Très optimiste, pas forcément applicable dans le monde actuel ; mais ça fait du bien, et au fond, n’est-ce pas ce qu’on recherche en regardant un classique Disney ? On passera également sur les morales très évidentes, comme celle de Pinocchio qui nous enseigne que le mensonge, c’est mal. Maintenant que ces deux points sont clairs, nous pouvons débuter notre article sur dix belles morales que nous enseignent les classiques d’animation Disney.

Il faut accepter sa différence et en faire une force.

La question de l’acceptation de soi est un thème récurrent chez Disney. Sachant que c’est une difficulté majeure à laquelle les enfants se confrontent, c’est une bonne chose que les dessins animés nous montrent des héros qui apprennent à prendre confiance en eux et à s’accepter. Les différences sont souvent pointées du doigt par le “groupe” comme une mauvaise chose, comme un défaut et peuvent être la cible de brimades. C’est le cas chez Dumbo qui subit des moqueries à cause de ce qui le rend unique : ses grandes oreilles. Hercule connaît la même situation, car les railleries sont son lot quotidien à cause de sa maladresse. Enfin, Vanellope, dans Les mondes de Ralph, en est également victime, à cause de son anomalie qui la fait bugger. Mais ces trois dessins animés partagent la même idée finale : celle du droit à la différence. Il faut faire fi du « qu’en dira-t-on » et cultiver sa spécificité pour en faire une force. C’est grâce à ses grandes oreilles que Dumbo peut voler (soutenu par Timothée la souris et sa plume magique) et c’est en prenant confiance en lui qu’Hercule deviendra le héros que l’on connaît tous. Enfin, l’anomalie de Vanellope est une spécificité qui lui sera bien utile et qui sera appréciée des joueurs choisissant son personnage dans le jeu. 

La Reine des neiges nous offre également un beau message sur la différence et l’acceptation de soi, car il nous apprend qu’il faut oser être soi-même, telle Elsa. Peu confiante en elle et en ses capacités, elle finit sur l’air de « Libérée, délivrée » par s’affirmer et c’est ainsi qu’elle pourra puiser dans les ressources cachées en elle. Enfin, Mulan nous enseigne que c’est dans les épreuves qu’on forge notre identité, qu’on peut prendre confiance en nous en dévoilant nos propres dons et voir de quoi on est capable !

Ne pas se fier aux apparences !

La deuxième morale présente dans les classiques Disney est que notre jugement doit voir plus loin que le physique. Notre jugement doit voir plus loin que le physique, comme Belle réussit à le faire avec la Bête dans La Belle et la Bête. On parle souvent de Belle et de son syndrome de Stockholm. Ok, soit. Mais au fond, avec nos yeux innocents, est-ce qu’on ne voit pas surtout une magnifique histoire d’amour qui va au-delà du physique ? Belle a peur de la Bête, son aspect terrifiant la repousse. Mais au cours du film, elle découvre Adam derrière ce physique, avec sa maladresse, sa sensibilité et sa générosité. Le message est le même dans Merlin l’enchanteur, où on observe qu’un roi peut se cacher en n’importe qui !

A partir de quel moment du film Belle tombe amoureuse de la bête selon vous ? 

Soyons tolérants, respectons les autres, la nature et les animaux.

Outre le fait de ne pas juger les apparences, les classiques d’animation Disney nous enseignent à être tolérants et à respecter ce qui nous entoure. Le film Frères des ours en est un exemple parfait. Souhaitant venger la mort de son frère tué par un grizzly, Kenai se lance à la recherche de l’ours, le traque et parvient à le tuer. Les Grands Esprits le métamorphosent alors en ours où il découvre une autre version de l’histoire. Qui sont vraiment les tueurs  : les hommes ou les ours ?  Ce dessin animé nous apprend à respecter les animaux, à combattre les préjugés : c’est un vrai hymne à la tolérance. C’est en effet par peur et par ignorance de l’autre, que Kenai et Denahi veulent combattre les grizzly, tout comme Frollo dans Le Bossu de Notre-Dame qui voue une haine envers les gitans, les “étrangers”. On pourrait faire d’ailleurs un parallèle intéressant avec la politique actuelle, mais on a dit qu’on restait sur des good vibes aujourd’hui. 

Les parents de Quasimodo, gitans, poursuivis par un des méchants les plus terribles du cinéma : Frollo.

Mais parler de tolérance et de respect de la nature et des animaux sans parler de Pocahontas serait impossible. Sa célèbre chanson “L’air du vent” est une ode à la bienveillance et à l’ouverture d’esprit. Chantant que les pierres, les oiseaux et les fleurs ont un esprit, elle explique également à John Smith que l’inconnu doit être respecté et qu’il faut ouvrir son cœur pour le comprendre : “Pour toi je suis l’ignorante sauvage, tu me parles de ma différence, je crois sans malveillance. Mais si dans ton langage, tu emploies le mot « sauvage », c’est que tes yeux sont remplis de nuages.”

Il faut affronter ses peurs et son avenir, mettre son passé de côté pour avancer.

Le premier réflexe face à la peur est souvent la fuite. Nos héros Disney ne font pas exception. Elsa, de  La Reine des neiges a peur de ses pouvoirs et craint de faire du mal à ceux qu’elle aime. Elle fuit alors et se réfugie dans ce qu’on appelle un “safe place”, son château de glace. Mais au cours du film, elle réalise, grâce à Anna, que fuir n’est pas la solution. L’incident qui s’est produit quand elles étaient enfants l’empêche d’avancer et la freine. C’est en réussissant à faire le deuil du passé qu’elle finira par se tourner vers le futur. 

Simba a vécu la même épreuve dans Le Roi Lion. Pleins de regrets et de culpabilité après la mort de son père, il fuit dans la jungle et se planque derrière le credo“Hakuna Matata” pour ne pas affronter sa peine et son futur. Certes, c’est très agréable d’ignorer ses problèmes et ses soucis, et je suis la première à chanter à tue-tête ce refrain comme booster de moral, mais est-ce une solution ? C’est grâce à l’arrivée de Nala et à l’amour que Simba finit par réaliser son erreur et reprend enfin les choses en main. 

“Hakuna Matata (…) ces mots signifient, que tu vivras ta vie, sans aucun souci”

Ne jamais se décourager face à l’adversité, la persévérance est la clef !

Dans certains classiques Disney, notre héroïne ne se décourage pas, mais n’est pas vraiment actrice de sa réussite. Je citerai Aurore de La belle aux bois dormant. Dans d’autres films, l’héroïne fait preuve d’une persévérance à toute épreuve qui fait rêver. Dans La Petite Sirène, Ariel est prête à tout pour faire succomber le prince et devenir humaine. Elle choisit de désobéir à son père, qui est pourtant l’intimidant Roi Triton, et n’hésite pas à braver la terrifiante sorcière des mers Ursula. La première héroïne afro-américaine de Disney, Tiana, dans La princesse et la grenouille est également prête à tout pour ouvrir son restaurant et ainsi réaliser son rêve. Et c’est toujours à la poursuite d’un rêve que Raiponce, dans la mouvance d’Ariel, désobéissante et rêvant d’évasion, affronte de nombreux obstacles afin d’observer les lumières dans le ciel. Toujours pleines d’optimisme, elles nous montrent comment se battre pour ce qu’on désire. 

Peu importe la fatigue et les obstacles, Tiana ne recule devant rien. 

C’est le cas également de la lapine Judy Hopps, dans Zootopie, qui refuse de céder aux diktats de la société et rêve d’intégrer les forces de l’ordre, malgré sa condition de lapin. Personne ne l’en pense capable, et malgré les railleries des autres, elle fonce pleine d’ambitions, et à raison.

La vraie famille, ce sont les gens qui nous aiment. 

Cette sixième morale est l’un des plus beaux messages des Disney : notre vraie famille est celle qui nous a élevé et protégé. Elle est présente entre autres dans Le Livre de la jungle et Tarzan. Le film Stitch en rajoute une couche avec le credo: “Ohana signifie famille et famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié.” Cette citation résume parfaitement la morale de ces trois dessins animés : la famille n’est pas définie uniquement par les liens du sang, mais surtout par l’amour que l’on porte à une personne.

Tarzan et sa maman Kala, qui l’a élevé et protégé. 

Attention à ne pas faire confiance à n’importe qui.

Est-ce que l’on avait réellement besoin des dessins animés Disney pour cette morale ? Peut-être pas, mais ce n’est jamais inutile de le rappeler : il ne faut pas faire confiance à n’importe qui ! Dans La Petite Sirène, Ursula propose un pacte à Ariel, qui est prête à tout sans faire attention aux petites closes ou aux conséquences, tout comme Naveen dans La Princesse et la Grenouille. Et puis, est-ce nécessaire de parler de Blanche-Neige ? Depuis quand mange-t-on une pomme offerte par une vieille dame inconnue sachant qu’on cherche à te tuer ?

L’amour dépasse les classes sociales et les différences culturelles.

Cette huitième morale est sans doute ma préférée, dû à mon cœur d’artichaut. Les histoires d’amour font légendes chez les classiques Disney, et dans plusieurs films, il nous est montré que l’amour est plus fort que tout, dont les différences sociales. Dans Aladdin, on assiste à une belle histoire entre une princesse et un voleur, qui, notons-le, plait beaucoup moins à Jasmine quand il est grimé en prince. Dans La Belle et le Clochard, l’amour naît entre une chienne d’une famille bourgeoise, Lady, et un chien des rues, Clochard. L’histoire fonctionne et est reprise quinze ans plus tard dans Les Aristochats, avec Duchesse et O’Malley. 

Pocahontas et John Smith, un couple modèle ? 

Mais la plus belle histoire d’amour est celle qui dépasse même les différences culturelles, entre Pocahontas et John Smith (Non je ne parlerai pas de Pocahontas 2). Cette romance est la preuve qu’avec de l’ouverture d’esprit, de l’amour et du respect mutuel, tout est possible.

La vengeance n’est pas une solution !

De prime abord, on peut se dire qu’il est difficile de trouver une morale à Cendrillon. Certes, elle est la preuve qu’avec de la patience, les rêves se réalisent, mais elle ne fait pas grand-chose pour y contribuer. En revanche, il y a quelque chose qui m’a toujours fasciné chez elle : sa capacité à garder le sourire en toute circonstance. Elle pourrait réagir, s’énerver et répondre à la haine de ses demi-sœurs par la haine. Mais à quoi cela servirait ? Cette bienveillance est une belle leçon à garder en tête afin de ne pas succomber à la colère et à notre impulsivité.

Dans Les Nouveaux Héros, le message est encore plus évident. Hiro, à la suite du décès de son frère, ressent un besoin de se venger, une colère immense. Avec l’aide de ses amis qui le raisonnent, il parvient à dépasser cette haine. Ce n’est malheureusement pas le cas du méchant Callaghan, dont on comprend que son unique leitmotiv est la mort de sa fille…. Mais ce n’est pas en se vengeant que l’on peut apaiser sa souffrance, il faut réussir à se maîtriser et ne pas céder à l’agressivité, au risque de faire du mal aux autres.

Il faut se concentrer sur l’essentiel, ce qui vaut la peine de vivre !

Et pour cette dernière leçon, je laisserai la parole à mon ami Baloo du Livre de la jungle.

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