Les comédies musicales Disney

Depuis Blanche-Neige et les Sept Nains, les plus grandes histoires des Studios Disney ont été racontées en chansons. Nous connaissons tous ces classiques chantés par nos héros préférés ; il était donc évident de voir leurs aventures adaptées sur scène, en comédies musicales. La Walt Disney Company attendra 1993 pour se lancer à l’assaut de Broadway. 26 ans, 20 Tony Awards1 et plus de 160 millions de spectateurs plus tard, il ne fait aucun doute que le pari est réussi. Aujourd’hui, retraçons ensemble l’histoire des comédies musicales Disney…

Disney Theatrical, qu’est-ce que c’est ?

Les comédies musicales Disney à Broadway et à travers le monde sont produites par Disney Theatrical Productions (parfois appelée Disney on Broadway). Cette branche de la Walt Disney Company appartient au Disney Theatrical Group, qui gère le « live entertainment », notamment les spectacles Disney on Ice. Elle est actuellement présidée par le producteur de théâtre Thomas Schumacher.

Au fil des années, Disney a produit un grand nombre de pièces de théâtres et comédies musicales, notamment des versions « Kids » via Disney Theatrical Licensing, des adaptations de films Touchstone Pictures,… Il serait impossible de toutes les traiter dans cet article ; nous nous limiterons donc aux comédies musicales (excluant les pièces de théâtre) produites par Disney Theatrical Productions.

Les débuts de Disney on Broadway

La comédie musicale a sans aucun doute joué un rôle crucial dans le second âge d’or des Walt Disney Studios. Elle arrive comme un vent de nouveauté en 1986, sous la forme du tandem Alan Menken – Howard Ashman, compositeur et parolier devenus Disney Legends. Alors auréolés du succès de leur comédie musicale La Petite Boutique des Horreurs, ils sont appelés par les Studios pour composer les musiques de leur prochain film d’animation : La Petite Sirène. Le triomphe du film marque la renaissance de Disney. Sa bande originale reprend les codes des grands classiques de Broadway : une chanson pour la méchante, de grands « cast numbers » composés pour une large troupe, une « I want » song où l’héroïne exprime son vœu le plus cher,… Le duo signera par la suite La Belle et La Bête et une partie d’Aladdin, avant que le sida n’emporte malheureusement Howard Ashman en 1991. Alan Menken, quant à lui, composera encore pour de nombreux classiques d’animation. Sa touche Broadway marque tous les films du second âge d’or, et ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils ne soient adaptés sur scène.

Malgré une première adaptation scénique en 1979 de Blanche-Neige et les Sept Nains au Radio City Music Hall, c’est La Belle et La Bête qui marque l’arrivée de Disney sur la Great White Way. Le conte était à l’époque déjà présenté sous forme de spectacle musical dans les parcs à thèmes. La compagnie de production Theatre Under the Stars, détectant le « potentiel Broadway » du film d’animation, parvient après plusieurs tentatives à un accord avec Disney, et La Belle et La Bête débute à Houston en 1993². Howard Ashman étant décédé deux ans plus tôt, c’est Tim Rice (Aladdin, Le Roi Lion) qui est engagé pour écrire les nouvelles chansons avec Alan Menken.

Le bon accueil du public convainc l’entreprise et le 18 avril 1994, Belle, la Bête et tous les habitants du château emménagent au Palace Theatre à Broadway. Les critiques l’encensent et le public est conquis ; la comédie musicale bat le record du nombre de tickets vendus le lendemain de l’ « opening night », jusqu’alors détenu par le Fantôme de l’Opéra.

Le succès de La Belle et La Bête encourage Michael Eisner à se tourner vers Broadway. À l’époque, les comédies musicales sont snobées par la « génération rock », les théâtres sont délaissés et la mythique 42e rue est devenue un quartier bien peu recommandable. La Walt Disney Company n’hésite cependant pas à investir dans The New 42nd Street Project, qui vise à rendre au cœur de Times Square sa grandeur passée. En 1993, elle annonce le rachat du New Amsterdam Theatre, alors insalubre et laissé à l’abandon. Après une rénovation de fond en comble par les Imagineers, il devient le siège social de la nouvelle filiale Disney Theatrical Productions, et la scène principale des productions Disney.

Histoire des comédies musicales Disney

Le New Amsterdam Theatre rouvre ses portes en 1997. En mai, Alan Menken et Tim Rice y présentent une version concert de King David, adaptation musicale de l’histoire biblique. La version finale ne sera cependant jamais présentée à Broadway.

C’est avec Le Roi Lion, le 13 novembre 1997, que le New Amsterdam fait véritablement sa grande réouverture. Le projet avait pourtant de quoi inquiéter : comment recréer sur scène la majesté d’un lion, la beauté de la savane africaine, ou encore la mémorable scène de course-poursuite au milieu des gnous ? La réponse sera de confier la mise en scène à la géniale Julie Taymor. Elle met l’expérience de ses nombreux voyages et de la mise en scène d’opéras au service de cette nouvelle production, et crée masques, marionnettes et ombres chinoises. Ajoutez à cela les musiques d’Elton John, Tim Rice et Lebo M, et vous obtiendrez un nouveau record pour Disney Theatrical : Le Roi Lion devient en 2014 la comédie musicale la plus rentable de tous les temps. Largement exporté à l’étranger et encore joué aujourd’hui, Le Roi Lion fait sans conteste partie des expériences incontournables qui ont marqué Broadway.

Deux ans plus tard, Disney lance pour la première fois sa nouvelle production à l’étranger : Berlin accueille Le Bossu de Notre-Dame. Sur les musiques d’Alan Menken et Stephen Schwartz, cette version scénique cherche à se rapprocher du roman de Victor Hugo. Ainsi, contrairement au dessin animé, Esmeralda meurt de ses blessures, et c’est Quasimodo qui tue Frollo en le poussant du haut des tours de Notre-Dame. Le spectacle prendra son temps pour arriver aux Etats-Unis, avec de nouveaux décors, des chansons supplémentaires et quelques changements de scénario. Le Bossu de Notre-Dame ouvre en 2014 à San Diego, puis en 2015 dans le New Jersey, à un jet de pierres de New York. Il ne sera malheureusement jamais joué à Broadway, laissant sa place à La Reine des Neiges. Malgré des musiques exceptionnelles, les critiques lui reprochent un mélange mal réussi entre un côté « enfantin » et des thèmes trop adultes et sombres pour une production Disney.

Disney présente ensuite en l’an 2000 sa première comédie musicale au scénario original. Aida était pourtant à l’origine un projet de film d’animation ; c’est Elton John qui propose de l’adapter directement sur scène. Basé sur l’opéra éponyme de Giuseppe Verdi, Aida raconte l’histoire d’amour interdite entre Aida, princesse Nubienne réduite en esclavage, et Radames, capitaine de l’armée égyptienne promis à la fille de Pharaon. Bien que moins populaire chez nous que ses prédécesseurs, Aida est un beau succès, qui rapporte à Disney 4 Tony Awards et s’exporte à travers le monde dans 14 langues différentes. Cette réussite pousse les Studios à planifier un live-action avec Beyoncé dans le rôle-titre. Whitney Houston est ensuite considérée, mais depuis le décès de la chanteuse, le projet est tombé dans l’oubli.

En 2004, On the Record pèche par un scénario plutôt faible, qui est surtout un prétexte pour exploiter 60 chansons issues des grands classiques Disney. Le public manque à l’appel, et la tournée s’achève avec plus d’un mois d’avance.

Si On the Record est bien vite tombé dans l’oubli, l’échec de Tarzan en 2006 a en revanche marqué l’histoire de Disney Theatrical. Les chansons additionnelles de Phil Collins et le joli travail d’acrobaties aériennes ne suffisent pas à convaincre ; les critiques sont frileuses et le musical ne trouve pas son public. Le show ferme après 14 mois seulement, faute de spectateurs.

Le succès revient heureusement avec Mary Poppins, qui arrive à Broadway en novembre 2006 après des débuts réussis dans le West End londonien. Son adaptation scénique était discutée depuis 1993, quand le producteur de théâtre Cameron Mackintosh rencontre l’autrice Pamela Travers et en acquiert les droits. En 2001, Disney Theatrical et Mackintosh entament des négociations pour collaborer sur le musical, le producteur ayant tout intérêt à pouvoir utiliser les chansons du film Disney dans son adaptation. Notons qu’à ses débuts, le show a été interdit aux enfants de moins de 3 ans, car jugé « trop effrayant » pour les plus petits ! Le show rencontre un franc succès à Londres, et est ensuite exporté à Broadway. Cette nouvelle version reçoit des critiques plus mitigées, mais réalise néanmoins une belle performance au box-office. Elle fermera en 2013 pour laisser sa place à Aladdin.

En août 2007, suite à l’immense succès du téléfilm, Disney Theatrical lance High School Musical on Stage! Jamais présenté à Broadway, le musical sera joué pendant un an en tournée à travers les Etats-Unis. Il est surtout très populaire auprès des lycées américains : aux Etats-Unis, beaucoup d’entre eux montent en effet chaque année une comédie musicale. High School Musical 2 : On Stage!, quelques années plus tard, sera produit exclusivement par des lycées et des écoles d’art dramatique.

Le projet suivant, La Petite Sirène, aurait dû être un succès garanti ; c’est en effet le film d’animation qui a lancé l’ère « comédie musicale » des Studios Disney. Tout comme Le Roi Lion, son adaptation sur scène présente d’importants défis : il s’agit de récréer le monde sous-marin, les gracieux mouvements des sirènes, les diverses créatures sous-marines,… Malheureusement, là où les costumes et la mise en scène du Roi Lion ont su relever le défi, ceux de La Petite Sirène prennent l’eau. Quelques bonnes idées sont tout de même à saluer, comme les jeux de lumières et de matières translucides qui suggèrent l’océan, ou les rollers dont sont munis les danseurs pour imiter les déplacements fluides des sirènes. Mais les décors sont trop agressifs, les couleurs criardes, et certains costumes frôlent le ridicule. Le public est mitigé, la critique acerbe. Moins de deux ans après la grande première de janvier 2008, le show n’est financièrement plus tenable et quitte Broadway. Malgré des moyens importants et une ambitieuse campagne publicitaire, La Petite Sirène marque le deuxième gros échec de Disney Theatrical.

En 2011, l’entreprise prend un risque en présentant Newsies, adapté du film de 1992 ; ce film est en effet l’un des moins rentables de Disney à ce jour. Le show s’inspire de la grève des « newsboys » de 1899, ces jeunes vendeurs de journaux new-yorkais. On retrouve encore une fois Alan Menken à la composition, et Jack Feldman aux paroles. Anecdote amusante : le librettiste³  est Harvey Fierstein, qui prête également sa voix à Yao dans Mulan ! Le show ouvre au Paper Mill Playhouse en 2011, avant d’arriver à Broadway l’année suivante. Outre les musiques, un des points forts du spectacle est assurément les chorégraphies impressionnantes, mêlant claquettes, figures de ballet classique et acrobaties. L’énergie de la troupe conquiert le public et les numéros collectifs donnent des frissons. Le succès est tel que le show passe quelques mois plus tard en engagement ouvert, c’est-à-dire sans date de fin déterminée. 1004 performances et 8 nominations aux Tony Awards plus tard, les Newsies (disponible sur Disney +) tirent leur révérence en août 2014.

En parallèle de Newsies, Aladdin fait ses premiers pas sur scène en 2011 également. Lors du développement, Alan Menken insiste pour que soient réutilisées les chansons écrites avec Howard Ashman qui ont été coupées du dessin animé. Quelques changements sont apportés au scénario, et pour simplifier la mise en scène, exit les animaux : Rajah et Abu sont remplacés respectivement par des dames de compagnie pour Jasmine et des amis voleurs pour Aladdin, et Iago devient lui aussi un personnage humain. Après divers essais  à travers le pays, Aladdin prendra la place de Mary Poppins au New Amsterdam Theatre en 2014. Si la critique est partagée, l’interprétation de James Monroe Iglehart, le Génie, fait l’unanimité. Réussissant le défi de taille de passer après Robin Williams, sa version époustouflante et pleine d’entrain de « Friend Like Me » (Je Suis Ton Meilleur Ami) lui vaudra un Tony Award. Beau succès, Aladdin se joue encore aujourd’hui à Broadway (enfin, dès la réouverture !).

En 2016, Disney Theatrical s’attaque ensuite à Freaky Friday. Déjà adaptée 3 fois en film (et une fois supplémentaire depuis, en 2018), l’histoire de la mère et sa fille qui échangent leurs vies – et leurs corps – arrive donc sur les planches. Disney fait appel pour l’occasion à une équipe créative expérimentée, avec plusieurs succès de Broadway à son actif. Après une première à Washington D.C., le musical sera joué dans quelques villes des Etats-Unis, mais jamais à Broadway.

Enfin, petit dernier mais non des moindres, La Reine des Neiges arrive à Broadway début 2018. Une évidence, au vu du succès incomparable du film d’animation ; l’adaptation en comédie musicale est annoncée quelques mois à peine après sa sortie. C’est en partie l’équipe du film qui s’en charge, avec la scénariste et coréalisatrice Jennifer Lee pour le livret et le couple Lopez pour les nouvelles chansons. Malgré le raz-de-marée sans précédent du dessin animé, les critiques et le public sont plutôt mitigés face à la comédie musicale. Le show est qualifié de trop mécanique, presque ennuyeux… La Reine des Neiges suivrait-elle les traces de La Petite Sirène ? Malheureusement, il a été annoncé cette année que le musical ne reviendrait pas à la réouverture des théâtres. Au vu des difficultés économiques causées par la crise sanitaire, Thomas Schumacher a précisé qu’il ne serait pas financièrement viable de présenter 3 shows simultanément sur Broadway. La Reine des Neiges continuera néanmoins à être produit en tournée aux Etats-Unis et à travers le monde, notamment à Londres et en Australie.

Que nous réserve Disney Theatrical pour l’avenir ? Un « revival » de La Belle et La Bête est déjà annoncé pour 2021, en tournée au Royaume-Uni. Quant à Broadway, on espère y voir très prochainement un musical inédit : Hercule ! Une version test a déjà été proposée en 2019 lors du programme Shakespeare in the Park, qui propose des représentations gratuites en extérieur au cœur de New York.

L’influence de Disney sur Broadway

Disney est aujourd’hui un acteur majeur de Broadway et des théâtres à travers le monde, et on ne saurait dissocier l’entreprise des comédies musicales, tant à l’écran que sur scène. Elle a joué un rôle certain dans la renaissance du genre.

Le projet d’adaptation de La Belle et La Bête a engendré des réactions mitigées, et pour la plupart sceptiques, de la part du monde du théâtre. On ne voyait pas alors pourquoi le public paierait pour voir le show, alors qu’il peut voir le film d’animation confortablement à la maison. Les critiques reprochent également à Disney de vulgariser le genre de la comédie musicale, ne créant qu’une machine à profit sans réel intérêt artistique. Un critique du New York Times le qualifie à l’époque de simple « piège à touristes ».

Loin de vulgariser pourtant, Disney popularise le genre, attirant de nouveau les touristes, mais aussi et surtout les familles à Broadway. Et on pourrait difficilement, après avoir vu Le Roi Lion ou La Belle et La Bête, lui reprocher un manque d’ambition artistique. Loin d’être de simples copies « live » des films d’animation – une approche plutôt réservée aux parcs à thèmes -, les musicals Disney apportent aux histoires connues du grand public une profondeur nouvelle. Même les échecs de Tarzan et de La Petite Sirène démontrent au moins une volonté d’expérimenter, de prendre des risques techniques et artistiques.

Au début des années 90, les comédies musicales sont boudées par le public, tant dans les théâtres que dans les salles de cinéma. Les classiques d’animation du second âge d’or ainsi que leurs adaptations sur scène ont remis le genre au goût du jour, en le rendant « mainstream ». Si  des films comme La La Land et The Greatest Showman rencontrent désormais un tel succès, c’est aussi parce que le public d’aujourd’hui a grandi avec les films Disney des années 90, qui étaient systématiquement racontés en musique. Ce qui a été reproché à Disney est peut-être justement sa plus grande contribution : avoir démocratisé le genre de la comédie musicale.

Où peut-on les voir ?

Une question s’impose à présent : où peut-on découvrir tous ces musicals ? Les théâtres sont malheureusement fermés actuellement, mais Aladdin et Le Roi Lion sont toujours prévus à l’affiche pour la réouverture de Broadway. La Reine des Neiges y a fermé ses portes plus tôt que prévu. On pourra cependant retrouver Anna et Elsa à Londres, deuxième épicentre mondial de la comédie musicale, ainsi que Le Roi Lion et Mary Poppins. Enfin, plus proche de chez nous, Le Roi Lion devrait donner sa première représentation au théâtre Mogador à Paris en septembre 2021 !

Les parcs Disney à travers le monde proposent à longueur d’année des spectacles musicaux, généralement dans un format plus court et moins ambitieux. Certains sont cependant de magnifiques découvertes, et une porte d’entrée vers l’univers des comédies musicales  – après tout, Marne-la-Vallée est bien plus proche que Broadway ! Juste pour le plaisir et en attendant la réouverture, redécouvrons sur la chaîne YouTube de Disneyland Paris quelques-uns de nos shows préférés :

Les croisières Disney sont réputées pour la qualité des services et activités proposées, et leurs spectacles ne sont pas en reste. À bord de l’un des quatre bateaux de la Disney Cruise Line, les guests peuvent découvrir chaque soir un spectacle musical d’environ une heure les replongeant dans les plus grands films des studios. Certaines productions revisitent un classique d’animation, comme Frozen : A Musical Spectacular ou Tangled : the Musical. D’autres rassemblent nos personnages préférés pour un voyage à travers différents univers, comme Disney Dreams – An Enchanted Classic. En attendant de pouvoir embarquer pour votre prochaine croisière, la chaîne Youtube Disney Parks a mis à disposition certains de ces shows :

Enfin, pour vivre les comédies musicales Disney chez soi, Disney+ est évidemment un outil indispensable. Vous y trouverez une collection « Comédies Musicales », qui, outre tous les films musicaux des studios, propose une captation live de Newsies à Broadway, les concerts : Coco – Les Coulisses de la Musique et La Petite Sirène Live !, ainsi que des grands classiques du genre, comme Hello, Dolly ! et Sister Act. Suite au succès d’Hamilton aux Etats-Unis, les rumeurs suggèrent une arrivée prochaine de la version Broadway d’Aladdin sur Disney+. Les grands musicals de Broadway accessibles chez soi ? Ça fait rêver…

Par ailleurs, avez- vous toujours rêvé de participer à la création d’une comédie musicale ? 2020 oblige, c’est sur TikTok que ça se passe. Des dizaines d’utilisateurs sont en effet en train de créer de toutes pièces… Ratatouille : the musical ! Une première mélodie sur le célèbre rat cuisinier écrite par une jeune New Yorkaise a fait le buzz, et depuis, chaque jour des anonymes contribuent à la création d’un nouveau musical Disney par des compositions, décors, costumes, affiches et chorégraphies. Un résultat qui peut laisser perplexe, mais qui prouve en tout cas que le public est fortement en demande de versions scéniques de nos films préférés. Le succès est tel que Seaview Productions a organisé le 1er janvier 2021 un concert virtuel reprenant les chansons créées sur TikTok, dont les bénéfices seront versés à The Actors Fund, qui soutient les artistes en cette période creuse. Alors Disney Theatrical, intéressés ?

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1 Les Tony Awards sont des récompenses théâtrales américaines prestigieuses, qui sont l’équivalent des Oscars pour les comédies musicales.

² Produire un show à Broadway coûte extrêmement cher ; la plupart des comédies musicales sont donc d’abord lancées « en province », dans d’autres villes que New York, pour évaluer l’accueil du public et effectuer de derniers ajustements.

³ Auteur d’un livret d’opéra, d’opérette.

SOURCES:

Pages web:

Vidéos:

Livres:

  • Niedo, Patrick (2010). Histoires de comédies musicales. Editions Ipanema.

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